Réduire notre dépendance au pétrole et lutter contre les changements climatiques

La société dans laquelle nous vivons dépend à maints égards de la possibilité de disposer abondamment de pétrole à bon marché. Depuis une décennie, l’exploitation massive de sources non conventionnelles comme le pétrole de schiste et les sables bitumineux en Amérique du Nord notamment ont fortement accru l’offre mondiale tout en réduisant la dépendance de ces pays producteurs, entrainant le prix du baril vers le bas et prolongeant l’illusion d’une ressource peu chère et disponible en quantité infinie.

Ressource peu chère : il n’en est rien puisqu’en raison des prix bas, le sous-investissement dans l’exploitation des ressources pétrolières et gazières va rapidement conduire à des tensions au niveau mondial entre l’offre qui va plafonner et la demande qui continue à croitre, conduisant à un redressement automatique du prix.

Ressource disponible en quantité infinie : il n’en est rien puisque s’il n’a pas encore été dépassé, le pic mondial de production de pétrole conventionnel se rapproche à grands pas (le pic est le moment où nous aurons consommé la moitié des réserves mondiales de pétrole conventionnel, tenant compte des découvertes probables dans le futur). Quant aux gisements non conventionnels, leur exploitation est très polluante et dramatiquement destructrice pour les écosystèmes.

Le subventionnement massif de l’exploitation de toutes les énergies fossiles avec de l’argent public n’est pas la moindre des aberrations. Car dans le même temps, les effets des changements climatiques dus aux gaz à effet de serre sont de plus en plus puissants et dévastateurs partout dans le monde : aujourd’hui, ce ne sont plus seulement une météo plus capricieuse et une nature perturbée, mais des communautés humaines entières qui sont directement menacées par la hausse du niveau de la mer, la disparition des ressources d’eau douce, l’appauvrissement des écosystèmes et la désertification des sols.

Lors de la Conférence sur le Climat en décembre 2015 à Paris (COP21), les 195 Etats présents (desquels se sont ensuite retirés les Etats-Unis) se sont mis d’accord sur l’objectif de maintenir l’élévation de la température bien en dessous de 2°C à la fin de ce siècle et de poursuivre les efforts pour limiter l’augmentation de la température sous les 1,5°C. Nous devons par conséquent modifier rapidement notre manière de vivre et organiser la société afin de répondre à ces enjeux énergétique et climatique. VEGA y voit une belle opportunité de réorienter notre société et l’engager dans la voie de la transition. Dans cette perspective, le programme de VEGA regroupe un ensemble de propositions qui constituent un projet global impliquant tous les acteurs de la société, en premier élus et citoyens.

VEGA s’engage à jouer un rôle actif en vue d’une réorientation du fonctionnement de la Ville de Liège où, tout en améliorant la convivialité et la qualité de vie, les capacités des générations futures à faire face à leurs besoins soient préservées.

Sur le plan énergétique, VEGA propose d’adopter la stratégie qui consiste à simultanément réduire sa consommation d’énergie, augmenter l’efficacité énergétique et promouvoir les énergies renouvelables. Efficacité énergétique, participation de tous les acteurs, isolation des bâtiments, densification de l’habitat, réduction de la place de la voiture, développement des TEC, circuits courts, information et sensibilisation, adaptation de la politique fiscale, sobriété de l’éclairage public, relocalisation de la valeur ajoutée… sont quelques-uns des jalons de la politique que VEGA propose en la matière.

 

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