City Pass : une avancée positive, mais à un tarif qui limite l’intérêt de la mesure

La création d’un abonnement unifié entre les réseaux TEC et SNCB dans l’agglomération liégeoise, le « City pass » (déjà en vigueur à Charleroi et Anvers) est une décision positive, que l’on ne peut que saluer ; un petit pas en avant dans la construction du réseau de transport public unifié dont l’agglomération de Liège a tant besoin.

Aux yeux de la Coopérative politique VEGA, cette nouveauté reste cependant très insuffisante.

En effet, en maintenant un tarif nettement distinct entre l’abonnement TEC « NEXT » (37 EUR/mois au tarif plein et 16 EUR pour les 12-24 ans) et ce nouveau « City Pass » (50 EUR/mois en tarif plein, 25 EUR en tarif réduit), il est très probable que seule une petite partie des abonnés du TEC opteront pour ce dernier. Et n’auront donc pas accès, au quotidien, à la possibilité de passer d’un mode de transport à l’autre. Cet élément est pourtant déterminant pour que l’offre de transport public soit perçue et utilisée comme un ensemble. La comparaison avec les abonnements SNCB, dont les tarifs urbains sont à ce jour prohibitifs, nous semble à cet égard peu pertinente, même si, effectivement, le City Pass va réduire le prix payé par les (rares) abonnés SNCB urbains.

Pour VEGA, il est indispensable que TOUS les titres de transport public urbains vendus dans l’agglomération autorisent le passage d’un réseau à un autre. C’est le principe qui prévaut par exemple à Bruxelles, où n’importe quel ticket STIB permet d’emprunter le réseau SNCB, seul ou en correspondance.

Il est en particulier indispensable, pour VEGA, que les élèves du secondaire et les étudiants du supérieur, qui constituent, de très loin, la première cohorte d’utilisateurs du réseau (mais aussi les usagers de demain), soient mis en situation d’utiliser le réseau dans son ensemble, ce qui n’arrivera pas si l’on maintient une dualité dans le tarif, car la majorité d’entre eux optera pour le tarif le moins cher.

De surcroît, nous ne pouvons que constater que le niveau de service actuel dans l’agglomération ne justifie pas, à ce jour, une augmentation de plus de 30% du prix de l’abonnement urbain. Que ce soit la vitesse commerciale, proche du pas humain, des lignes de bus urbaines, les conditions déplorables de confort sur le réseau TEC à l’heure de pointe, la fréquence largement insuffisante de l’offre locale de la SNCB ou l’intermodalité encore absente entre les deux réseaux (synchronisation des horaires, intégration de l’information aux voyageurs, facilité pratique du passage d’un mode à l’autre,...), tout devrait inciter les pouvoirs publics, si leur objectif est réellement d’induire un changement dans les comportements de mobilité, à faire preuve de modération tarifaire — tout en mettant le paquet sur l’amélioration du service offert — les marges de progression restant gigantesques.

VEGA demande que tous les titres de transport TEC — abonnements mais aussi cartes multi-voyages et tickets unitaires — donnent désormais accès au réseau SNCB en zone urbaine, sans augmentation tarifaire.

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