La Ville de Liège informe-t-elle les parents sur leurs droits ?

Madame la Présidente,
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Échevins,

En décembre dernier, la Ligue des familles publiait son "Baromètre des parents 2018", dont les constats sont tristement répétitifs : la pauvreté des familles monoparentales (20% des familles) s’aggrave d’année en année, et les parents solos sont épuisés.

Le Baromètre montre aussi que près de 40% des enfants des parents séparés passent l’essentiel ou la totalité de leur temps chez un seul de leurs parents - situation qui majore fortement le risque d’épuisement et d’appauvrissement du parent en charge et le risque de perte du lien avec le parent secondarisé. Or les conséquences de l’épuisement, de l’appauvrissement et de la rupture de lien parent-enfant sont connues : prévalence accrue des problèmes de santé physique et mentale, des problèmes scolaires et professionnels, voire de la violence intrafamiliale.

Autres conséquences, plus sociétales : l’éclatement d’une population en milliers de petites unités familiales appauvries et à bout de forces accroît la demande de logements, impacte négativement la qualité de l’habitat, augmente la consommation de soins de santé, augmente fortement la consommation énergétique globale, réduit les revenus des communes et partant leur capacité à fournir un service public de qualité, etc.

Il est d’usage de considérer que les séparations parentales et leurs conséquences négatives relèvent de la justice - mais il est également démontré aujourd’hui que la judiciarisation de ce type de conflit tend à les aggraver et à les faire perdurer.
Dans bien des cas, la "monoparentalité appauvrie" et la judiciarisation des conflits familiaux résultent pourtant d’un simple déficit d’information : les parents sous-estiment les conséquences judiciaires d’actes qu’ils posent sous le coup de la colère ou de la peur ; ils méconnaissent les bénéfices de l’hébergement partagé pour les enfants ; ils méconnaissent l’existence de mode de règlements alternatifs des conflits : ils ignorent leur droits de recourir au SECAL pour obtenir le règlement des créances alimentaires.

Ma question est donc la suivante :

Lors de l’inscription d’un enfant au registre de la commune (qu’il s’agisse d’une déclaration de naissance, d’une transcription de jugement d’adoption ou d’une reconnaissance de paternité ou de maternité), les parents reçoivent-ils de la Ville de Liège des informations relatives à leurs devoirs et à leurs droits en tant que parents, tant à l’égard de leur enfant qu’à l’égard de l’autre parent ou des services d’aide sociale ? Si oui, sous quelle forme ?

Si non, la Ville peut-elle envisager de fournir désormais ce type d’information,par exemple sous la forme d’un livret remis à chacun des parents lors de l’inscription d’un enfant à la commune, et mis gratuitement à disposition de tous dans toutes les mairies de quartier, les écoles, à l’ONE etc ?

Je vous remercie pour votre réponse.

Céline Lambeau
Conseillère Communale

 

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