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Communiqué, 3 décembre 2013

VEGA en faveur de la légalisation des centres de délivrance contrôlée d’héroïne pharmaceutique

La Coopérative politique VEGA se réjouit des deux propositions de loi déposées par Willy Demeyer (PS), visant à légaliser les centres de délivrance contrôlée et le traitement assisté par diacétylmorphine (héroïne pharmaceutique) et s’étonne de la réaction virulente de la députée Catherine Fonck (CDH).

En janvier 2013, VEGA avait regretté la fermeture du centre Tadam, ouvert à titre expérimental depuis deux ans. Le programme de distribution de diacétylmorphine s’était en effet montré très positif, comme l’avait notamment montré un reportage remarquable diffusé sur la RTBF. En deux ans d’existence, de nets progrès avaient été observés chez certains usagers qui, par l’encadrement du centre et la disparition de la pression pour se procurer les stupéfiants, retrouvaient une certaine socialisation et développaient de nouveaux projets de vie. Sur le plan de la sécurité, les commerçants du quartier s’étaient montrés rassurés et satisfaits.

À l’étranger, d’autres pays, telle que la Suisse, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne se sont engagés dans cette voie depuis longtemps et ont vu des résultats positifs avec notamment une forte diminution de la délinquance liée à la toxicomanie ainsi que des trafics de drogues.

L’expérience suisse assez similaire au programme expérimental liégeois TADAM, a été lancée déjà en 1994 et a été l’objet de nombreuses études. Celles-ci ont notamment enregistré une diminution, jusqu’à 80 % de la délinquance à but lucratif des toxicomanes s’expliquant par la baisse de la pression pour se procurer de l’argent nécessaire à l’acquisition des stupéfiants. L’étude constate également une diminution de la victimisation des toxicomanes. Observant la réduction de trafics de drogue, les chercheurs ont souligné que cela pouvait s’avérer particulièrement intéressant sur le plan de la prévention, les toxicomanes trafiquants jouant un rôle très important dans le recrutement de jeunes consommateurs. Même si ce n’est pas l’essentiel dans un débat comme celui-ci, la diminution de cette délinquance induit également des retombées certaines sur le plan des économies réalisées en matière de police et de justice. Le projet suisse est toujours en activité avec aujourd’hui plus de 20 centres.

Au vu de ces constats et de ces expériences, il est donc particulièrement étonnant de lire aujourd’hui la réaction de Catherine Fonck, considérant que la proposition de Willy Demeyer est « totalement irresponsable voire criminelle » et sous-entendant que cela augmenterait les trafics de drogue. VEGA déplore cette réaction aveugle avant même la publication du rapport d’évaluation scientifique du programme expérimental belge TADAM par l’Université de Liège.

VEGA attend avec impatience ce rapport d’évaluation et espère que celui-ci pourra apporter au débat les derniers éléments permettant d’asseoir la légitimité de tels dispositifs et de démontrer leur incidence positive, comme cela l’a déjà été à l’étranger.

Les commentaires des internautes

1 message

VEGA en faveur de la légalisation des centres de délivrance contrôlée (...)
posté le 4 décembre 2013 par Alexis

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