Améliorer la qualité de l’air dans la ville

La qualité de l’air que nous respirons a un effet direct sur notre santé. Une vingtaine de m3 d’air passe par nos poumons chaque jour, faisant de l’inhalation une voie d’exposition importante à une série de substances volatiles ou de particules en suspension dont certaines sont dangereuses pour la santé.

Pendant les 80 à 95 % du temps que nous passons à l’intérieur, nous sommes soumis à une atmosphère d’autant plus confinée que les bâtiments sont isolés et mal ventilés. Or, l’utilisation de matériaux synthétiques (revêtements de sol et de murs, peintures, colles, ameublement…) et de produits chimiques à usage domestique contribue à y concentrer de nombreux polluants. Cette pollution insidieuse car invisible et inodore, a des effets sur la santé qui peuvent être quasi immédiats (allergies, asthme, irritation des muqueuses…) ou différés (cancers, effets neuropsychologiques).

La pollution de l’air extérieur est avant tout le résultat de phénomènes de combustion : systèmes de chauffage, activités industrielles, traitement des déchets et, pour une part croissante, les transports. Les particules fines en provenance notamment des moteurs diesel et du chauffage au mazout, pénètrent profondément dans les poumons et sont une des causes principales de la mortalité due à la pollution de l’air, estimée à plus de 10.000 personnes par an en Belgique.

Vu la place qu’occupe aujourd’hui la voiture dans la ville de Liège et plus généralement les transports motorisés de personnes et de marchandises à l’échelle de toute son agglomération, les Liégeois sont particulièrement soumis à la pollution atmosphérique.

La pollution de l’air extérieur est une problématique très vaste qui nécessite une politique très transversale, touchant à de nombreux secteurs qui ne relèvent pas toujours directement de la compétence communale. Associées dans une approche intégrée des enjeux de santé publique liés à la qualité de l’air, les communes du bassin liégeois et plus largement de la métropole liégeoise peuvent néanmoins agir concrètement si elles en font une priorité.

VEGA propose de mettre avant tout l’accent sur la réduction générale de la pression automobile dans la ville et les centres urbains des communes voisines où se concentrent les populations, notamment via :

  • la facilitation de l’utilisation des moyens de transports doux et peu polluants ;
  • la mise en place d’alternatives pratiques et concrètes au « tout à la voiture » (voitures partagées, vélos en libre service, itinéraires cyclistes et pédestres…) ;
  • le remplacement des vieux bus TEC diesel par des modèles moins polluants et moins bruyants.

En ce qui concerne la pollution industrielle, VEGA préconise un contrôle strict des incinérateurs d’hôpitaux et des entreprises.

VEGA revendique la végétalisation de la ville et la plantation d’arbres hautes-tiges, en priorité dans les quartiers les moins bien pourvus.

VEGA propose de développer un programme proactif d’information et de prévention en matière de qualité de l’air envers le personnel communal, les écoliers et les habitants.

Pour les pollutions intérieures, VEGA propose la mise en place d’une cellule à l’échelle de la métropole chargée d’émettre des recommandations à l’attention des administrations communales en vue d’adapter les cahiers des charges d’appels d’offres pour les travaux, les fournitures de matériel et les consommables...

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