Planter 10.000 arbres à Liège

Cette année encore, avec des mois de mai, juin et juillet (et maintenant août) particulièrement ensoleillés et chauds, les Liégeois expérimentent le phénomène de l’îlot de chaleur urbain, qui voit les températures en milieu densément construit monter plus qu’elles ne le font dans d’autres milieux. Ces « bulles de chaleur » affectent la qualité de vie et la santé des habitants et de toutes ces personnes qui se rendent en ville pour y travailler ou pour d’autres activités, en asséchant l’air et en augmentant l’impact de sa pollution. Elles sont le résultat de l’activité urbaine ainsi que du fait que les surfaces artificialisées absorbent plus de chaleur qu’un milieu végétal.

La climatisation des immeubles, de plus en plus fréquemment utilisée en réponse à cet excès de chaleur, aggrave le phénomène, en échauffant encore l’air extérieur.

VEGA considère qu’une réponse collective est nécessaire et urgente pour limiter les dégâts de ce phénomène qui est appelé à se reproduire de plus en plus souvent. Une campagne de sensibilisation des milieux de la construction pourrait être menée pour favoriser l’usage en toiture de matériaux de couleur claire ou pour aller vers l’abandon progressif des systèmes de climatisation d’air électriques et leur remplacement par des systèmes passifs (puits canadiens) là où c’est possible. Dans le domaine de l’urbanisation, le maintien de l’eau pluviale en surface, à travers des noues, mares et autres zones humides est également de nature à limiter l’ampleur des bulles de chaleur.

Mais surtout, un effort important de végétalisation de la ville est nécessaire.

La présence d’arbres en milieu urbain est un facteur décisif pour lutter contre le phénomène des bulles de chaleur et pour améliorer la qualité de l’air. VEGA propose que la Ville de Liège se donne l’objectif de planter 10.000 nouveaux arbres au cours de la mandature. Cette campagne devrait associer les habitants, en leur proposant de participer de diverses manières : planter un arbre dans leur jardin pour ceux qui ont la chance d’avoir cette possibilité, identifier les lieux dans l’espace public où des plantations sont possibles, participer au recensement du patrimoine arboré et à l’évaluation du bénéfice environnemental qu’il procure.

VEGA propose également que les cours de récréation des écoles, qui sont souvent largement sinon totalement asphaltées, soient aménagées de manière à recréer des espaces arborés. En plus de procurer de l’ombre et de la fraîcheur, cette mesure visera à réintroduire de la nature et des lieux de découverte et d’aventure dans les espaces fréquentés par les enfants.

Tout en étant adaptées à leur environnement urbain, VEGA insiste pour que les espèces d’arbres locales soient privilégiées (tilleuls, chênes, érables…), sans oublier les arbres fruitiers qui restent rares voire très rares dans l’espace public et dont la présence pourrait contribuer à accroître la résilience de la ville.

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