Adapter les abris de nuit aux besoins des SDF

Les logements d’urgence offrent chaque nuit un abri à des dizaines de personnes à Liège. Ils ne sont pas seulement utiles en hiver par grand froid mais toute l’année pour que les personnes les plus précarisées ne dorment simplement pas dans la rue où, en plus des conditions climatiques, elles sont exposées au harcèlement et à la violence. En plus du toit, certaines structures, subventionnées ou non, proposent un repas ou une collation et/ou une assistance de base. Les contacts humains et les échanges sociaux sont évidemment essentiels et réconfortants pour les sans-abris.

Si les abris, de jour comme de nuit, n’offrent pas en soi de solution à la question de la pauvreté et du sans-abrisme qui se fait avant tout via l’accès au logement, l’accompagnement social…, ils n’en sont pas moins nécessaires.

D’une manière générale, l’offre d’abris est bien inférieure aux besoins puisqu’on estime que moins de 20% des sans-abris y passent la nuit. Cela signifie que des dizaines de personnes n’ont d’autres choix que de se débrouiller, dorment chez une connaissance quand elles le peuvent, dans un squat, un parking, un abri de fortune, une tente ou un quelconque endroit plus ou moins protégé des intempéries. Pour diverses raisons, certaines personnes sont aussi réticentes à rejoindre un abri de nuit et décident de rester dans la rue.

Les moyens financiers des centres d’accueil de nuit sont réduits et proviennent de sources diverses : CPAS, relais sociaux, plans de cohésion sociale, Wallonie, commune ou ville, dons privés... Aucune règle n’est fixée et chaque centre doit négocier localement. Chaque structure dispose de ses propres règles : période d’ouverture, heures d’accès, droit d’entrée, nombre limité de nuit pour une même personne… Le plus souvent, les conditions d’hébergement sont très spartiates et s’organisent dans des dortoirs qui n’offrent pas ou peu d’intimité.

Les femmes sont particulièrement vulnérables et les abris de nuit permettant de les accueillir dans de bonnes conditions sont peu nombreux.

VEGA demande que la Ville de Liège et le CPAS :

  • consacrent le budget annuel nécessaire en vue d’adapter l’offre d’abris de nuit à la demande, avec pour objectif la création de 20 places supplémentaires d’ici à 2021 ;
  • garantissent le subventionnement des centres offrant un abri de nuit afin de pérenniser leur fonctionnement ;
  • mettent en place, en collaboration avec les acteurs du secteur, des abris de nuit suffisamment nombreux et adaptés aux femmes et aux couples ;
  • facilitent la mise en place d’une infrastructure permettant d’accueillir les chiens des sans-abris hébergés ;
  • veillent à mieux organiser la coordination entre les structures existantes, centres de jour et de nuit, particulièrement lors des plans hiver d’octobre à avril.

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Les commentaires postés par les internautes

Adapter les abris de nuit aux besoins des SDF

Posté le 29 juillet 2018, par Anicée

Je pense à cela à cause de cette période de canicule, on pourrait prévoir des fontaines d’eau potable dans les quartiers afin que les personnes sans-abris puissent y remplir leurs gourdes (et éventuellement en distribuer en inox bien solides) car ils n’ont pas accès à l’eau courante et n’osent peut-être pas toujours risquer de déranger les habitants pour en demander.