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Dernière mise à jour : 19 septembre 2012

Se passer des pesticides

Tags : #Environnement #Santé

Les études scientifiques se succèdent, démontrant de manière de plus en plus écrasante la nocivité des pesticides chimiques tels le Roundup® (auto-déclaré inoffensif par le fabricant à renforts de publicités, ce qui entraîne beaucoup de confusion à ce sujet), tant pour nous-mêmes, que pour la vie aquatique ou les abeilles dont nous dépendons.

Pourtant, se passer de ces produits ne semble pas une démarche facile à entreprendre pour les particuliers comme pour les services communaux (sans compter les agriculteurs). Les agents communaux sont autorisés à ce jour à utiliser des pesticides uniquement dans les cimetières, sur les pavés, les dolomies, etc. Dans la pratique, cela veut dire que de tels produits sont également utilisés, par exemple, dans des écoles en période de vacances.

Au vu de la nocivité de ces produits, nous proposons de bannir progressivement l’usage de pesticides par les services communaux et d’inciter les citoyens ainsi que les communes avoisinantes à faire de même. Par ailleurs, nous refusons l’implantation de vignes traitées chimiquement sur les Coteaux de la Citadelle et nous serons attentifs à cette question lorsque de tels projets se présenteront en d’autres lieux.

Il existe une panoplie de techniques alternatives permettant d’éviter le recours aux pesticides. Nous proposons de mettre immédiatement en place un plan de gestion différenciée qui permettrait de supprimer complètement d’ici deux à trois ans l’usage de ces produits dangereux pour la santé et pour l’environnement.

Pour exemple, des communes voisines se sont rengagées dans cette démarche (Chaudfontaine, Sprimont, mais aussi Lontzen, Plombières, Eupen...) et se sont équipées de désherbeurs thermiques (à mousse, à flamme directe, à eau chaude...). Bien que ce type d’outil nécessite certaines précautions d’usage, il permet de remplacer l’usage des pesticides (qui nécessitent également le port d’un masque, de gants, etc).

La gestion différenciée que nous proposons - et qui sera certainement bientôt imposée par la Wallonie - sous-entend un ensemble de mesures et de techniques (enherbement, prairies fleuries, désherbage thermique ou mécanique, zones sauvages...) qui, combinées, permettent de ne pas augmenter la masse de travail nécessaire, et par conséquent, le budget alloué à l’entretien des espaces publics.

Cette mise en place nécessite, bien évidemment, un changement progressif des mentalités quant à la perception de la nature, de surcroît en ville ; et ceci tant de la part des usagers de ces espaces, que du personnel en charge de leur entretien. Pendant la période de transition nécessaire à l’achat du matériel et à la formation progressive du personnel, nous proposons d’afficher systématiquement des panneaux, dans les zones traitées, pour avertir les citoyens du traitement effectué, et les informer progressivement des démarches entreprises.

À moyen terme, dans la mesure ou des investissements seront réalisés – puis amortis – en vue d’acquérir du matériel moins gourmand en consommables (pétrole, pesticides, etc), des économies seront réalisées. Cette diminution des frais de fonctionnement permettra, en fonction des dispositions budgétaires en vigueur, d’allouer cet argent à l’engagement de personnel supplémentaire.

Pour appliquer le principe du pollueur-payeur, il serait nécessaire (et nous soutenons cette proposition) de taxer au niveau fédéral les produits toxiques tels les pesticides, mais aussi détergents, poudres à lessiver et autres produits ne présentant pas un niveau de biodégradabilité satisfaisant (à définir). Nous polluons en effet l’eau avec de tels produits, parfois sans le savoir !

Des citoyens et des associations organisent des ateliers afin de réaliser soi-même ses produits d’entretien et cette solution économique et écologique rencontre de plus en plus de succès. Nous proposons de soutenir ces initiatives et d’informer le citoyen à ce sujet par le biais du service environnement, notamment.

Nous proposons également de former le personnel d’entretien de la Ville à l’utilisation de produits naturels plus doux pour l’environnement et d’exiger l’utilisation de tels produits dans les cahiers des charges pour les nettoyages des bâtiments publics pris en charge par des sociétés privées. Certaines communes le font, pourquoi pas la nôtre ?

Les commentaires des internautes

1 message

Se passer des pesticides - de gré ou de force !
posté le 4 septembre 2012 par Maxime

Si les communes n’optent pas une politique volontariste en la matière, elles y seront contraintes très bientôt, alors pourquoi attendre ?

http://www.lalibre.be/societe/planete/article/749600/la-wallonie-au-regime-low-pesticides.html


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