« Verts & à gauche », pour faire bouger les lignes de la politique communale.

Nicolas Bomal

Outremeuse, 19e sur la liste

« On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ».

C’est par ce proverbe aussi vrai que paradoxal que je me suis laissé embarquer dans l’aventure Vega. Mais quelle place peut avoir un farouche individualiste dans une aventure citoyenne collective ?

Artiste de 38 ans, photographe (Prix National de Photographie en 2003) et archiviste responsable d’un fonds artistique de plusieurs milliers d’oeuvres dans un Centre d’Expression et de Créativité depuis peu, je navigue à vue dans un paysage culturel et artistique incohérent, disparate, inégalitaire depuis 2000. Et je clame haut et fort être Artiste au premier chef parce que c’est mon principal métier. Je m’essaie imperturbablement à gagner ma vie avec ce que d’aucuns appelleraient « hobby », ou « passion » malgré les obstacles qui jalonnent le parcours. Parce que c’est bien connu chez nous au Wallonistan : on ne gagne pas nécessairement sa vie avec ce qu’on aime faire, ou avec ce à quoi on est le plus apte, par choix ou tout simplement par goût.

Par tous les moyens, j’ai voulu travailler l’image, questionner ses usages. Je suis alors tour à tour devenu régisseur, repéreur, photographe de plateau pour l’industrie cinématographique, conférencier dans une académie de Beaux-Arts, pigiste dans la presse magazine et quotidienne dans des conditions de travail et de rémunération qui feraient se dresser les cheveux sur la tête de n’importe quel employé. Parce que tout valait mieux que de se conformer à ce que des « facilitateurs » de l’Onem m’enjoignaient de faire : trouver « une place » à tout prix, quitte à renoncer à mon secteur d’activité.

Cette résistance professionnelle ne m’a pas laissé complètement indemne : j’avoue avoir été longtemps abstentionniste par dépit, par sentiment d’abandon. A quoi bon voter pour des personnes qui ne prennent en considération mon activité que sous le seul angle économique ? Même les acteurs culturels sont bien impuissants face à la logique implacable de la société que nous créons pourtant, qui demande tant et plus de ressources humaines, tout en concentrant tant et plus les richesses produites par cet essorage. J’ai atteint le fond du sac lorsque j’ai compris que même mon refus de participer à ce que je considère encore à bien des égards comme de la flagornerie n’était même pas pris en compte : mon non-vote n’était pas comptabilisé et ne déforçait personne... et certainement pas ceux que je voulais dénoncer. Je ne me reconnais pourtant toujours pas dans la majorité des discours lénifiants des partis dits « traditionnels » en termes d’orientations économiques, de démocratie locale et de culture. Les retournements de veste sont légions, les calculs politiciens prévalent sur le sens commun.

Alors, soucieux de respecter un principe qui ne m’a jamais quitté depuis que je suis en âge d’aller méditer dans un isoloir qui présente l’énoncé suivant : « Toujours soutenir la minorité qui vous semble aller dans le sens d’un progressisme équitable », Vega est mon alternative. Parce qu’elle est constituée essentiellement d’acteurs de terrain dont l’engagement politique est principalement une charge, une responsabilité et non une habitude. Par là, ma candidature est le manifeste du soutien à un projet de société auquel je crois et dans lequel je dépose les maigres espoirs qui me restent dans la foi politique du citoyen.

Je ne peux pas prédire ce qu’il adviendra après le 14 octobre mais je sais une chose : Vega est actuellement le meilleur garant d’un changement réel, façon islandaise. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même vous disais-je, alors votons pour des citoyens, VEGA, liste 9.

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