« Verts & à gauche », pour faire bouger les lignes de la politique communale.

Compte-rendu

Communiqué, 4 avril 2013

Une délégation VEGA au congrès du PG à Bordeaux

A l’invitation du Parti de Gauche, deux membres de notre coopérative politique (Stéphanie Grisard et Pierre Eyben) se sont rendus à Bordeaux du 22 au 24 mars pour son 3e congrès. Ci-dessous vous trouverez un compte-rendu, des extraits sonores et vidéos ainsi que quelques considérations sur les enjeux de ce congrès.

Vendredi 22 mars : Conférence « écosocialisme ou austérité » et ouverture du congrès

En prélude du congrès du PG, une conférence était organisée sous l’égide du PGE (Parti de la Gauche Européenne) sur la thématique « écosocialisme ou austérité ». A cette occasion le manifeste écosocialiste qui a été rédigé à l’initiative du PG avec le concours de pionniers de cette thématique comme Michael Lowy et de l’objection de croissance comme Paul Ariès, a été présenté. Ce manifeste comporte 18 fiches et est consultable en ligne.

C’est Corine Morel-Darleux qui, au nom du PG a ouvert les travaux et a rappelé la genèse et le sens du travail effectué dont le contenu a été repris dans son discours lors du congrès. Ensuite, divers intervenants étrangers ont décliné la façon dont dans leurs divers pays, ils déclinaient ce concept et plus généralement l’articulation entre nécessité de prendre en compte la finitude des ressources et les enjeux environnementaux avec un projet social et émancipateur. Notons notamment l’intervention de Eva Jacqmard des Verts Polonais qui a rappelé la difficulté dans un ancien pays communiste comme la Pologne de défendre un terme comme « socialiste », lequel est malheureusement associé à la bureaucratie stalinienne et a prôné le fait de privilégier l’action concrète à une terminologie excluante. Notons encore celle de Paulo Ferrero du Parti de la Refondation Communiste en Italie qui a expliqué combien de longue date, le combat mené au sein de grandes entreprises (notamment automobile) combinait ces deux dimensions, et enfin, l’intervention de Eva Palmera de Izquierda Unida (Espagne) qui nous a parlé de la nécessaire inscription spatio-temporelle de l’écosocialisme.

La fin d’après-midi a été marquée par l’ouverture du congrès lui-même. Le cadre du travail a été posé (composition d’un comité des candidatures, modification des statuts, présentation des thèses de congrès) puis une intervention plus politique a été faite par Jean-Luc Mélenchon fixant le cadre et les objectifs de ce congrès.

Quant à la méthode de travail, le document présentant les thèses du congrès a d’abord été présenté avec les amendements proposés lors du travail préparatoire et pour lesquels une position n’avait pas encore été arrêtée. Les débats se sont déroulés en deux temps. Dans un premier temps, les délégués, répartis de manière géographique sur l’ensemble du territoire français et en dehors (délégués des français de l’étranger) se sont réunis par petits groupes pour discuter du texte et des amendements. Dans un deuxième temps, les positions ont été exprimées par intervention publique à la tribune en séance plénière.

Samedi 23 mars : Adoption des thèses de congrès

L’essentiel de cette journée a été consacré à un riche, et parfois houleux, débat sur les thèses du congrès. Nous avons été impressionnés par la qualité des interventions venues de la salle. Quatre axes importants ont principalement animé les débats :
— La nécessaire autonomie (vis à vis du PS et d’Europe Ecologie Les Verts – EELV) a été réaffirmée comme la volonté de s’appuyer sur le Front de Gauche (notamment dans la perspective des municipales).
— La prise du pouvoir, la volonté de passer en tête de la gauche, a été affichée très clairement comme l’objectif central des mois et années à venir, comme illustré notamment par le discours de Francois Delapierre.
— La nature du combat à mener contre l’extrême-droite. Des intervenants, dont un militant du département Rhones-Alpes, ont rappelé qu’avec l’émergence de groupuscules néo-nazis, le combat contre l’extrême-droite prenait un tour nouveau, quasi physique puisque des militants de gauche se font molester. Ils ont demandé que le PG s’inscrive résolument dans les collectifs de lutte antifasciste. En outre, certains intervenants ont réclamé un combat plus direct aussi sur le champ des idées, notamment en revendiquant plus clairement l’idée de protectionnisme solidaire qui répond aux craintes de la population face à la mondialisation capitaliste mais n’est en rien une forme de préférence nationale.
— La volonté de s’inscrire dans un axe méditerranéen. Si il y a peu encore, l’Allemagne et Die Linke était présentée comme le modèle, on voit clairement que le regard est désormais tourné vers ce qui se passe en Europe du Sud (Grèce, Italie, Espagne, Portugal) et dans le Nord de l’Afrique (Maroc, Tunisie, Algérie, Egypte,...). Le « pari » qui est fait est que c’est dans un de ces pays que le premier basculement vers une gauche anticapitaliste majoritaire (vis à vis de la social-démocratie) et en mesure de gouverner, se fera.

Notons encore les moments importants de cette journée qu’ont été la présentation des partis frères du Front de Gauche (une ovation toute particulière a été réservée à Pierre Laurent du PCF), aux organisations associatives et syndicales (en particulier la CGT et les délégations d’entreprises en difficulté comme PILPA qui ont été chaudement applaudies), ainsi qu’une présentation des délégations étrangères dont celle de VEGA (Voir à 11’45’’). Cette présentation a été marquée par une salle debout pour saluer la présence de l’ambassadeur du Venezuela en France au cri de « Uh Ah Chavez no se va ! » (Voir à 16’00’’)

La journée s’est conclue par l’adoption des thèses et par le vote sur les futurs candidats et candidates (parité absolue) du bureau national.

Dimanche 24 mars : Ecosocialisme et meeting de clôture

La journée du 24 a débuté par la proclamation des membres du nouveau bureau national. Ensuite Corine Morel-Darleux a fait une intervention reprécisant le cadre écosocialiste qui était désormais celui du PG et dressant déjà des pistes de réflexion future sur les questions environnementales et notamment l’objection de croissance. (Texte et vidéos de l’intervention de Corine Morel-Darleux
Le meeting a été ponctué par de nombreux hommages dont un hommage à Shokri Belaid, secrétaire général du parti des patriotes démocrates unifiés et le leader du front populaire, en Tunisie, assassiné le 6 février 2013 et à la Révolution portugaise des œillets avec la reprise de l’hymne
« Grândola, Vila Morena »
récemment remis ‘au goût du jour’ par les élus de la gauche de gauche portugaise dans leur combat contre les mesures imposées par le Troïka. le meeting s’est terminé sur cet hymne suivi de I’ « Internationale », de « La Marseillaise » (ce qui est toujours surprenant pour des non Français comme nous) et sur la chanson « On lâche rien » du groupe « HK & Les Saltimbanks », sorte d’hymne de ce congrès.

En conclusion

Nous avons eu de nombreuses et riches discussions. Citons notamment nos rencontres avec des camarades algériennes (débats animés question de la laïcité), avec un camarade de Palestine (discussion sur les rapports entre le Fatah et Hamas), avec un camarade de RDC (sur la situation de son pays et le paysage de la gauche), avec un camarade de Dei Lenk, Luxembourg (sur l’évolution de leur initiative et sur l’action politique de leurs conseillers communaux, notamment à Luxembourg ville) , avec une camarade de Green Left une tendance de gauche au sein des verts en Grande –Bretagne (sur le paysage de la gauche en G-B et sur les Verts), avec un camarade du PRC en Italie (sur les récentes élections et la montée de Grillo) , avec un camarade du Bloco du Portugal (sur l’évolution de leur organisation et ses avec le Parti Communiste Portugais), avec une camarade des Verts Polonais (sur la question de l’écologie et celle du socialisme en Pologne).

Nous avons également beaucoup discuté avec de « simples » militants et délégués au congrès du PG et notamment les délégués des membres de l’étranger du PG. Cela nous a permis de mieux cerner certains enjeux, certaines tensions au sein du PG.

Nous avons discuté pendant une heure avec Jean-Luc Mélenchon lui-même sur l’idée de sortie de l’euro et avec Martine Billard sur son engagement au sein du PG et les objectifs principaux de ce congrès. Enfin, nous avons discuté avec Céline Meneses, assistante au groupe de la GUE-NGL et représentante du PG au sein de la Gauche Européenne sur les liens entre le Parti de Gauche et le Parti de la Gauche européenne.

Les commentaires des internautes

1 message

Une délégation VEGA au congrès du PG à Bordeaux
posté le 4 avril 2013 par Englebert Gui

Bonjour,

Merci pour ces informations. Etant depuis longtemps convaincu de la pertinence de l’écosocialisme et partisan de la démarche proposée par Mélenchon, j’essaye, avec beaucoup de difficultés, de diffuser ces idées autour de moi (mpOC et P.C.)
La participation de VEGA au projet de Piron serait peut-être une occasion de débattre de ce projet
et d’essayer de convaincre que c’est la priorité sur le plan politique

Gui Englebert


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